Dessins et photo-graphies

La Malédiction paternelle, Le fils ingrat

Jean Baptiste Greuze
Vers 1765

Contrairement à la plupart des participants, Greuze ne court pas après les salons. Matériellement, il jouit déjà de la faveur du public et du soutien d’un riche collectionneur.

De plus, en choisissant d’exposer, il doit se plier aux règles académiques : le sujet est pratiquement imposé puisque l’académie affirme la supériorité de la peinture d’histoire sur la scène de genre, le portrait, les paysages et la nature morte. D’ailleurs, elle n’accorde le droit d’enseigner qu’aux sculpteurs et peintres d’histoire.

Dans ces deux esquisses, Greuze choisit un sujet historique tiré de la Bible : la parabole du fils prodigue, symbolisant le pardon du père.

La première esquisse représente un fils de condition modeste au moment où, enrôlé par l’armée, il abandonne sa famille. La deuxième évoque le retour du fils au moment où son père est mort sans avoir pu lui pardonner.

Malgré la censure, Greuze prend la liberté de transformer un sujet historique en scène de genre, dénonçant le quotidien du peuple. Pour hisser son sujet au niveau d’une peinture d’histoire il donne à ses modèles des postures de statues antiques et des expressions théâtrales dignes d’une tragédie. Ces dessins provoquèrent de vives réactions. La démarche n’est pas sans rappeler les critiques sociales et les revendications de liberté d’expression de Diderot, Marivaux ou Voltaire.

N° d’inventaire Pl 1430 et Pl 1431

Détail :

Le Palais des Beaux-Arts conserve un autre dessin de la même série, "La Malédiction paternelle, Le fils puni".

La Malédiction paternelle, Le fils ingrat
La Malédiction paternelle, Le fils ingrat

Contrairement à la plupart des participants, Greuze ne court pas après les salons. Matériellement, il jouit déjà de la faveur du public et du soutien d’un riche collectionneur.

De plus, en choisissant d’exposer, il doit se plier aux règles académiques : le sujet est pratiquement imposé puisque l’académie affirme la supériorité de la peinture d’histoire sur la scène de genre, le portrait, les paysages et la nature morte. D’ailleurs, elle n’accorde le droit d’enseigner qu’aux sculpteurs et peintres d’histoire.

Dans ces deux esquisses, Greuze choisit un sujet historique tiré de la Bible : la parabole du fils prodigue, symbolisant le pardon du père.

La première esquisse représente un fils de condition modeste au moment où, enrôlé par l’armée, il abandonne sa famille. La deuxième évoque le retour du fils au moment où son père est mort sans avoir pu lui pardonner.

Malgré la censure, Greuze prend la liberté de transformer un sujet historique en scène de genre, dénonçant le quotidien du peuple. Pour hisser son sujet au niveau d’une peinture d’histoire il donne à ses modèles des postures de statues antiques et des expressions théâtrales dignes d’une tragédie. Ces dessins provoquèrent de vives réactions. La démarche n’est pas sans rappeler les critiques sociales et les revendications de liberté d’expression de Diderot, Marivaux ou Voltaire.

N° d’inventaire Pl 1430 et Pl 1431

Détail :

Le Palais des Beaux-Arts conserve un autre dessin de la même série, "La Malédiction paternelle, Le fils puni".

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