Peintures XVIe - XXIe siècles

Le passage des Bibans

Adrien Dauzats
1853

Habitué à accompagner les troupes françaises en Espagne, au Portugal, en Egypte, en Palestine et en Algérie au cours de multiples voyages, Dauzats livre un témoignage grandiose d’un fait historique qui a marqué la colonisation de l’Algérie par la France. 

Mais Dauzats n’a pas directement planté son chevalet sur cette terre aride. Entre les faits qui se sont déroulés en 1839 et la réalisation de ce tableau, 15 années se sont écoulées. C’est l’empereur Napoléon III qui souhaite que soient célébrés les succès militaires français en les immortalisant par des œuvres comme celle-ci.  

Dans ce tableau, tout est fait pour amplifier le caractère épique et héroïque de l’épisode. L’artiste joue sur le contraste entre le gigantisme du monde minéral et la verticalité des falaises d’un côté et la vulnérabilité de l’armée qui semble réduite à une colonie de fourmis de l’autre ! 

La troupe n’a d’autre choix que de s’engouffrer dans ce couloir, dont l’étroitesse ne laisse entrevoir aucune issue. Aucun élément végétal ne vient rafraîchir la scène, aucun souffle d’air n’anime le drapeau. On ne distingue que très peu d’ombres portées, le soleil est au zénith. 

La vision donnée par l’artiste de la conquête de l’Algérie est donc empreinte d’une certaine fascination. Mais celle-ci doit être nuancée. Avec la présence d’Algériens aux côtés des soldats français, on pourrait croire que le peuple algérien a soutenu cette épopée conquérante. Or, si quelques chefs locaux ont pu aider la France, la domination coloniale de cette dernière a aussi suscité de nombreuses rébellions. 

Détail 1 : Aviez-vous remarqué les rebelles qui lancent des projectiles du sommet des falaises ? 

Détail 2 : En bas à droite du tableau, un soldat grave dans la roche à l’aide de sa baïonnette l’inscription commémorative du fait d’armes : « 28 décembre 1839 ». 

Inv. P 441 

Le passage des bibans
Le passage des Bibans

Habitué à accompagner les troupes françaises en Espagne, au Portugal, en Egypte, en Palestine et en Algérie au cours de multiples voyages, Dauzats livre un témoignage grandiose d’un fait historique qui a marqué la colonisation de l’Algérie par la France. 

Mais Dauzats n’a pas directement planté son chevalet sur cette terre aride. Entre les faits qui se sont déroulés en 1839 et la réalisation de ce tableau, 15 années se sont écoulées. C’est l’empereur Napoléon III qui souhaite que soient célébrés les succès militaires français en les immortalisant par des œuvres comme celle-ci.  

Dans ce tableau, tout est fait pour amplifier le caractère épique et héroïque de l’épisode. L’artiste joue sur le contraste entre le gigantisme du monde minéral et la verticalité des falaises d’un côté et la vulnérabilité de l’armée qui semble réduite à une colonie de fourmis de l’autre ! 

La troupe n’a d’autre choix que de s’engouffrer dans ce couloir, dont l’étroitesse ne laisse entrevoir aucune issue. Aucun élément végétal ne vient rafraîchir la scène, aucun souffle d’air n’anime le drapeau. On ne distingue que très peu d’ombres portées, le soleil est au zénith. 

La vision donnée par l’artiste de la conquête de l’Algérie est donc empreinte d’une certaine fascination. Mais celle-ci doit être nuancée. Avec la présence d’Algériens aux côtés des soldats français, on pourrait croire que le peuple algérien a soutenu cette épopée conquérante. Or, si quelques chefs locaux ont pu aider la France, la domination coloniale de cette dernière a aussi suscité de nombreuses rébellions. 

Détail 1 : Aviez-vous remarqué les rebelles qui lancent des projectiles du sommet des falaises ? 

Détail 2 : En bas à droite du tableau, un soldat grave dans la roche à l’aide de sa baïonnette l’inscription commémorative du fait d’armes : « 28 décembre 1839 ». 

Inv. P 441 

Fermer
Les autres Oeuvres de la Collection

Peintures XVIe - XXIe siècles

Afficher toutes les œuvres

Accès aux collections