Les tenues sont déclinées en tonalités de noir et de brun, seuls la robe blanche et le costume vert des deux plus jeunes enfants au centre apportent une touche d’éclat. Les cols et des manchettes en dentelle sont finement travaillés. De rigueur chez les nobles et les bourgeois, la fraise, ce col volumineux obtenu par la juxtaposition de plis godronnés formés grâce à un fer brûlant, indique un statut social élevé et met en valeur le visage. Le paysage en fond est également traité avec soin et donne de la profondeur à cette mise en scène un peu artificielle.
Cette peinture a valeur de document, puisque l’âge des personnages est précisément indiqué sous leurs pieds. Le père (39 ans et demi) et la mère (34 ans), assis à droite, près d’une adolescente, sont les plus âgés. Ils montrent d’une main le benjamin (1 an un quart !), assis dans une carriole tirée par une chèvre, menée par un frère cadet, devant les deux aînés (dont un garçon de 18 ans et demi).
Certains visages ont été déclinés à l’identique par le peintre. Ce tableau a dû être commandé pour une occasion spéciale, qui ne nous est pas connue.
La mode des portraits de famille, ou plus spécialement des portraits d’enfants, trouve aussi une justification dans la faiblesse de l’espérance de vie d’un enfant à cette époque : 40 à 45 % des enfants meurent avant l’âge de cinq ans dans les Provinces-Unies du 17e siècle, les parents se hâtaient donc d’en faire réaliser le portrait. Il existe même une tradition du portrait post-mortem, preuve de l’affection que les parents portaient aux enfants qui, même morts, continuaient de faire partie de la famille.
Inv. P 211
Illustration : Portrait de femme, Michiel Jansz van Mierevelt, le maître de Jan Daemen Cool.
Les tenues sont déclinées en tonalités de noir et de brun, seuls la robe blanche et le costume vert des deux plus jeunes enfants au centre apportent une touche d’éclat. Les cols et des manchettes en dentelle sont finement travaillés. De rigueur chez les nobles et les bourgeois, la fraise, ce col volumineux obtenu par la juxtaposition de plis godronnés formés grâce à un fer brûlant, indique un statut social élevé et met en valeur le visage. Le paysage en fond est également traité avec soin et donne de la profondeur à cette mise en scène un peu artificielle.
Cette peinture a valeur de document, puisque l’âge des personnages est précisément indiqué sous leurs pieds. Le père (39 ans et demi) et la mère (34 ans), assis à droite, près d’une adolescente, sont les plus âgés. Ils montrent d’une main le benjamin (1 an un quart !), assis dans une carriole tirée par une chèvre, menée par un frère cadet, devant les deux aînés (dont un garçon de 18 ans et demi).
Certains visages ont été déclinés à l’identique par le peintre. Ce tableau a dû être commandé pour une occasion spéciale, qui ne nous est pas connue.
La mode des portraits de famille, ou plus spécialement des portraits d’enfants, trouve aussi une justification dans la faiblesse de l’espérance de vie d’un enfant à cette époque : 40 à 45 % des enfants meurent avant l’âge de cinq ans dans les Provinces-Unies du 17e siècle, les parents se hâtaient donc d’en faire réaliser le portrait. Il existe même une tradition du portrait post-mortem, preuve de l’affection que les parents portaient aux enfants qui, même morts, continuaient de faire partie de la famille.
Inv. P 211
Illustration : Portrait de femme, Michiel Jansz van Mierevelt, le maître de Jan Daemen Cool.