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Le grand bleu

Le grand bleu

Cinquante nuances de bleu

Bleu ciel, bleu marine, bleu turquoise, bleu outremer, le bleu évoque pour beaucoup le rêve, l’évasion, l’été… Et pourtant. Si le bleu est aujourd’hui la couleur favorite dans beaucoup de sociétés occidentales, il n’en a pas toujours été ainsi. Le bleu avait même parfois très mauvaise réputation. De l’Antiquité au Moyen Âge, peu de traces de la couleur bleue dans les textes anciens. Seule l’Égypte antique a produit de magnifiques objets teintés d’un bleu-vert fabriqué à base de cuivre. Mais au 17e siècle tout change…

Le bleu est réhabilité et la Vierge en devient le principal sujet de promotion. Couleur divine par excellence, le bleu est aussi adopté par le roi de France, suivi aussitôt par les seigneurs et la société aristocratique qui l’imitent. Les artisans rivalisent alors de techniques et d’imagination pour mettre au point les nuances de bleu les plus précieuses et les plus éclatantes, qu’ils utilisent dans la production de vitraux, d’objets d’art, d’étoffes, etc. Dans la collection de céramiques du musée, ce plat en faïence est réalisé dans un camaïeu bleu profond spécifique de la production de Delft, aux Pays-Bas, et non de Chine, comme pourrait laissait penser le style du décor.

Au sein de la collection de peinture, le bleu est célébré du 16e au 20e siècle par RubensLallemantChampaigne, RuisdaelMonetDelaunay [en réserve] ou Chagall.

Tantôt pur et symbolique lorsqu’il s’agit de la robe de la Vierge, tantôt fantasmatique et crépusculaire dans les tableaux de Monet et de Chagall, le triomphe de la couleur bleu ne s’est jamais démenti.

Qu’il soit doux, profond, joyeux, mystérieux, mélancolique parfois, comme peut l’être le blues en musique, il est et demeurera dans tous les cas la couleur la plus consensuelle.

Sélection d'oeuvres sur le parcours