Pour sa première galerie thématique, le Palais des Beaux-arts s'est penché sur les influences des civilisations extra-européennes et les apports des échanges intercontinentaux sur les arts représentés au musée.
La collection du Palais des Beaux-Arts s’est d’abord constituée en sélectionnant de l’art européen. Pourtant, on reconnaît l’influence des autres continents dans bien des œuvres du musée.
À partir du 16e siècle, le commerce devient mondial et peu à peu les Européens s’implantent partout sur la planète. Les paysages qu’ils voient, les peuples qu’ils rencontrent et les objets qu’ils trouvent dans les terres lointaines ont l’attrait de la nouveauté et de l’extraordinaire. Cette curiosité et ce goût pour l’exotisme se répandent alors dans le « Vieux Continent ».
[La Mariée juive, Alfred Dehodencq (1822 - 1882), Inv. P 1770]
L’art étant le reflet des intérêts de son époque, certaines parties du monde, mieux connues et plus valorisées par les Européens, sont souvent représentées dans nos fonds. C’est le cas des empires d’Asie et du monde arabo-musulman, dont les spiritualités, les régimes politiques et les esthétiques pouvaient être comparés à ceux des chrétiens.
À l’inverse les Africains, les Amérindiens et les Océaniens sont bien plus rares dans les collections.
[Marché arabe dans la plaine de Tocria, Gustave-Achille Guillaumet (1840 - 1887), Inv. P 614]
L’art ancien invisibilise aussi les aspects abominables de la première mondialisation, alors jugés anecdotiques ou honteux : vous ne trouverez ici aucune représentation de la traite des Africaines et Africains en esclavage, ni de l’extermination des premières nations américaines. Héritiers de cette collection et de ses images incomplètes, nous devons désormais collectivement reconnaître ces lacunes et si possible les combler.
Ouverture le 05 juin 2026 - 1er étage - Inclus au billet d'entrée (7 €/ 4 €) - Gratuit pour tous le 1er dimanche de chaque mois