Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Léon Cogniet, Alfred Dehodencq a le goût du voyage et partage son temps, à partir de 1850, entre l’Espagne et le Maroc.
Fasciné par les couleurs et la lumière ambiante, il est très inspiré par le spectacle des marchés, processions, combats de taureaux et des bohémiens. Il retranscri toutes ces scènes orientales avec un sens réaliste aigu, soucieux de ne pas trahir les sensations qu'il ressent à vivre au sein de ces communautés.
Nous sommes ici dans la cour intérieure d’une habitation du mellah, quartier juif de Tanger, où se tient une jeune femme magnifiquement parée à la veille de son mariage.
Elle porte la « keswa el kebira», ou « Grande robe » de velours, composée de plusieurs éléments - une jupe portefeuille qui se replie de gauche à droite, garnie de nombreux galons d’or ; un corselet au col échancré, à manches courtes, également surchargé de galons d’or et de larges manches de mousseline attachées aux mancherons du corselet.
La grande ceinture, hzam, d’épais lamé or, pliée en trois, fait plusieurs fois le tour de la taille. La coiffe lui donne une allure royale ; aux pieds, les traditionnelles babouches.
Malgré ses talents de coloriste et l'approche ethnographique de ses sujets, Dehodencq intéresse peu la critique qui le classe comme "le dernier des romantiques", à la suite de Delacroix qui fait figure de chef de file. Tout comme lui, il a voyagé en Espagne et au Maroc, il s'inscrit donc logiquement dans la veine orientaliste en vogue à cette époque et personne ne relève le traitement réaliste qui le distingue pourtant de ses confrères.
Ses notes, croquis préparatoires, études peintes nous montrent à quel point il observait la réalité avec à la fois passion et précision.
Inv. P 1770
Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Léon Cogniet, Alfred Dehodencq a le goût du voyage et partage son temps, à partir de 1850, entre l’Espagne et le Maroc.
Fasciné par les couleurs et la lumière ambiante, il est très inspiré par le spectacle des marchés, processions, combats de taureaux et des bohémiens. Il retranscri toutes ces scènes orientales avec un sens réaliste aigu, soucieux de ne pas trahir les sensations qu'il ressent à vivre au sein de ces communautés.
Nous sommes ici dans la cour intérieure d’une habitation du mellah, quartier juif de Tanger, où se tient une jeune femme magnifiquement parée à la veille de son mariage.
Elle porte la « keswa el kebira», ou « Grande robe » de velours, composée de plusieurs éléments - une jupe portefeuille qui se replie de gauche à droite, garnie de nombreux galons d’or ; un corselet au col échancré, à manches courtes, également surchargé de galons d’or et de larges manches de mousseline attachées aux mancherons du corselet.
La grande ceinture, hzam, d’épais lamé or, pliée en trois, fait plusieurs fois le tour de la taille. La coiffe lui donne une allure royale ; aux pieds, les traditionnelles babouches.
Malgré ses talents de coloriste et l'approche ethnographique de ses sujets, Dehodencq intéresse peu la critique qui le classe comme "le dernier des romantiques", à la suite de Delacroix qui fait figure de chef de file. Tout comme lui, il a voyagé en Espagne et au Maroc, il s'inscrit donc logiquement dans la veine orientaliste en vogue à cette époque et personne ne relève le traitement réaliste qui le distingue pourtant de ses confrères.
Ses notes, croquis préparatoires, études peintes nous montrent à quel point il observait la réalité avec à la fois passion et précision.
Inv. P 1770